La politique étrangère de l’Union européenne en question: L’exemple de la crise russo-géorgienne de 2008 PDF

Même si ce dernier décide d’adhérer à l’OTAN à un moment donné, le traité INF continuera de s’appliquer.


ISBN: 3841787827.

Nom des pages: 209.

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Dans la nuit du 7 au 8 août 2008, un conflit éclate en Géorgie entre le gouvernement de Tbilissi et la région séparatiste d’Ossétie du Sud. Décidée à défendre ses « compatriotes », la Russie ne tarde pas à intervenir. Face à un événement d’ampleur à ses frontières, l’Union européenne se doit d’agir. En effet, si elle a constamment affirmé sa volonté d’une « politique étrangère européenne », l’Union européenne n’a pas toujours su la concrétiser dans les moments de tension internationale. Ainsi, les mots mêmes de « politique étrangère européenne » ou d’Union européenne « actrice internationale » font débat. La crise russo-géorgienne dans laquelle l’Union européenne s’implique immédiatement par l’entremise de la France, présidente en exercice du Conseil de l’Union européenne, nous permet donc d’interroger au mieux la consistance du rôle de l’Union européenne actrice internationale dans une zone géopolitique majeure pour elle et située à sa périphérie. La gestion de la crise russo-géorgienne est-elle réellement une réussite de la politique étrangère européenne? Sinon, peut-elle constituer un modèle permettant à l’Union européenne d’affirmer enfin son identité internationale atypique ?

Le conflit du Caucase pourrait être le choc dont les Européens avaient besoin pour agir ensemble sur la politique de voisinage, l’énergie et une stratégie cohérente en matière de politique étrangère. Maintenant que les hostilités ont éclaté, les Allemands sont heureux de garder autant de distance que possible entre eux et la Géorgie. Quatre mois plus tard, Tbilissi s’est déplacé contre l’Ossétie du Sud, apparemment dans le but de résoudre par la force les conflits ethniques en Géorgie et de rendre ainsi la Géorgie éligible à l’adhésion à l’OTAN.

Ainsi, Tbilissi a commencé à chercher l’intégration au sein de l’UE et de l’OTAN. Elle a elle-même travaillé avec les ministres géorgien et russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, et avec les principaux Européens, dont le président français de l’UE, et le ministre finlandais des Affaires étrangères Stubb, en tant que président en exercice de l’OSCE. Sur le plan de la politique économique, le Kremlin s’appuie fortement sur des experts, pour la plupart des libéraux politiquement loyaux, qui occupent des postes de direction au sein du gouvernement russe. Ils affirment que le fait de voler des missions AWACS au-dessus de la mer Noire ne ferait que provoquer davantage les Russes.